Association de solidarité et d'action sociale au service de la jeunesse et de l'éducation.

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l'Association Championnet

Notre histoire

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    • 1891 : NAISSANCE DES ŒUVRES DE CHAMPIONNET

    En 1891, l’abbé Albert Deleuze bâtit une église dans un quartier isolé et pauvre du nord de Paris : les Grandes Carrières. C’est la naissance de la paroisse Ste-Geneviève. Aidé par l’abbé Henri Garnier, l’abbé Deleuze construit des bâtiments et multiplie les actions sociales et éducatives auprès des jeunes et des adultes.

    Au début du XX° siècle, mille enfants fréquentent les Œuvres de Championnet. Ce succès conduira tout naturellement l’abbé Julien Bernard à créer en 1905 Championnet Sports, dont le statut juridique sera établi en 1907. A partir de 1908, la construction de la maison du Ker Trez Malaouen, en baie de Douarnenez, permettra d’ouvrir un premier centre de vacances pour les enfants des Grandes Carrières.

    Par ailleurs, les Œuvres créent des cours du soir et des cercles d’études qui rencontrent un vif succès. On débat, dans ces cercles destinés aux adultes, des principales questions sociales du moment. L’abbé Bernard, s’appuyant sur l’encyclique Rerum Novarum promulguée le 15 mai 1891, crée une section syndicale. Par-là, il répond à la question qui se pose à l’Eglise : « Comment peut-on rester étranger aux pressantes nécessités de l’heure actuelle ? » Parallèlement, les Œuvres intensifient leur action culturelle : théâtre, chorale, premières séances de cinéma…A travers l’ensemble de ces activités, de puissants liens d’amitié et de solidarité unissent les membres du groupe. Une cohésion apparaît, qui trouvera sa pleine démonstration durant la guerre de 1914-1948.

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    • 1914 - 1918 : L'EXERCICE DE LA SOLIDARITE

    L’Œuvre entretenait des liens réguliers avec tous ceux que la vie éloignait du quartier des Grandes Carrières. Aussi, avec la Grande Guerre, cette activité prit-elle une dimension particulière : échange de correspondances, envoi de paquets, caisse militaire, diffusion du journal Entre Nous, qui sera l’hebdomadaire et parfois quotidien de liaison avec le front. Ceux qui n’étaient pas partis se mirent au service de la Maison et participèrent au maintien des activités, notamment des colonies de vacances et du sport.

    Mais, face aux bouleversements du monde, l’abbé Bernard s’interroge : « Nos groupements actuels sont-ils adaptés ? Je ne suis pas d’avis de supprimer ce qui existe mais quelques-unes de nos organisations devront être transposées et d’autres créées pour répondre à des besoins

    nouveaux. »

    Quand l’abbé Bernard rend visite à des prisonniers ou des blessés originaires de Championnet, il décide, devant tant de souffrances, de créer des structures pour les gazés des tranchées et aussi pour les jeunes du quartier des Grandes Carrières touchés par la tuberculose. Ce sera le début d’une magnifique croisade de solidarité et de prévention menée avec l’abbé Samson, prédicateur de Notre-Dame, sur le thème : « Quel que soit votre credo, les laisserez-vous mourir à vingt ans ? » Dès 1926, la mobilisation de l’opinion conduira l’Association à tenter une première expérience dans le village de Megève où deux chalets accueilleront des filles et des garçons menacés par la maladie. Puis, toujours à Megève, seront construits les préventoriums de St-André, du Christomet et de Ste-Geneviève. Parallèlement, l’Association construit dans le Finistère le préventorium de La Clarté à Kerlaz et acquerra à proximité la propriété du Vieux Châtel.

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    • 1919 - 1940 : VERS UN REDEPLOIEMENT

    Le 15 juin 1919 voit la naissance de l’Association Championnet, reconnue d’utilité publique le 30 décembre 1931, en vue de « promouvoir la formation d’hommes d’action capables d’avoir de l’influence sur leur milieu ».

    Les trois cents garçons qui rentrent de la guerre veulent jouer un rôle actif dans la société. Ils appuieront l’abbé Bernard dans sa politique sociale en participant à l’animation de l’Association pour relever de nouveaux défis.

    Pour Championnet, c’est une remarquable période d’expansion stimulée par la création de nouveaux mouvements : - création de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (J.O.C.) et de la Jeunesse Etudiante Chrétienne (J.E.C.), sous l’impulsion de Raymond Domergue et Pierre Bayon, création d’un service social et médical - et le développement des activités traditionnelles.

    A partir des années 30, les classes populaires sont frappées de plein fouet par la crise. Pour l’abbé Bernard et ceux qui l’entourent : « Championnet ne peut rester indifférent aux misères imméritées provoquées par le chômage ». Des secours de toute nature sont mis en place : bureau de placement, distribution de vivres, aides aux familles, collectes, etc.

    Durant cette période, une nouvelle génération de jeunes se forme sous l’égide de ses aînés. Tous ont pour modèle l’exceptionnelle capacité de réaction de l’abbé Bernard face à l’adversité. Devenus citoyens à part entière, ils s’engageront tout naturellement dans le combat pour la liberté dès 1940.

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    • 1940 - 1945 : UN ENGAGEMENT DANS L'HISTOIRE

    Le « maquis Championnet » fut l’un des hauts lieux de la Résistance parisienne et nationale.

    UNE FORCE VIVE : LA JEUNESSE CHRETIENNE COMBATTANTE

    La Résistance ne fut le monopole de personne. Des hommes et des femmes venus de tous les horizons politiques et sociaux se retrouvèrent dans la clandestinité. Dès l’automne 1940, certains membres de Championnet opposèrent une résistance active à l’occupant. René Laurin explique : « Championnet voulait faire de nous des hommes debout. Dans les heures difficiles, nous nous sommes tout naturellement engagés dans la lutte contre ceux qui voulaient nous soumettre ».

    Pour autant, rien n’eût été possible sans le soutien de l’abbé Bernard. Emile Servan-Schreiber témoigne de lui comme d’un « prêtre remarquable par la foi, par la simplicité, par la haute culture et par-dessus tout par le courage ». Dans son ouvrage intitulé Raconte encore, il évoque le rôle de l’abbé Bernard pendant l’Occupation : « Que de services il a rendus, qu’il s’agisse de cacher les pourchassés juifs ou les communistes, plus tard les résistants et la parachutés… ».

    L’abbé Borme eut lui aussi un rôle considérable. Enfant du quartier, il seconde le fondateur dès son ordination en 1935 et prend en charge les quinze-vingt ans. C’est grâce à l’abbé Borme que Pierre Corval et René Laurin purent faire que l’Association, qui par ailleurs poursuivait ses activités traditionnelles, devienne un véritable PC de la Résistance.

    Le mouvement des Jeunes Chrétiens Combattants (J.C.C.) partit de Championnet après que l’abbé Borme et Pierre Corval eussent proposé à Georges Bidault de le mettre en contact avec des jeunes de l’action Catholique désireux d’entrer dans la Résistance. Secondé par René Laurin, Pierre Corval rassembla des membres de Championnet et d’autres groupes au sein des J.C.C. qui rejoignirent les Forces Unies de la Jeunesse Patriotique (F.U.J.P.).

    UN MAILLON INDISPENSABLE : LA PRESSE CLANDESTINE

    Pour informer les chefs des différents mouvements de Résistance, contrecarrer la propagande de Vichy et faire entendre depuis l’intérieur la voix de la France libre, l’information avait un rôle crucial.

    Créé en avril 1942 par Jean Moulin, le Bureau d’Information et de Presse (B.I.P.) fut transféré à Paris en octobre 1943 et, grâce à Pierre Corval, installé dans les locaux de Championnet. Il alimenta dès lors la presse clandestine à l’instar d’une véritable agence.

    Championnet fut longtemps la « boîte aux lettres » du courrier acheminé vers Paris depuis Lyon, Vichy et Clermont-Ferrand. Le Bulletin de la France combattante , principal organe du B.I.P., y fut ronéotypé sur des machines parachutées par Londres, jusqu’au sabordage final de l’imprimerie à la suite de l’arrestation de plusieurs agents de liaison. Enfin, tracts, brochures, documents d’information et journaux du Mouvement de libération nationale partaient de Championnet pour être diffusés dans la zone Nord, sous la responsabilité de Louis Martin.

    CONTRE LE SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE (S.T.O.)

    La lutte contre le S.T.O., instauré par la loi du 16 février 1943, devint aussitôt une priorité. Le Comité ANTI déportation (C.A.D.) fut créé par Léo Hamon et Yves Farges en très étroite collaboration avec Championnet pour empêcher que des dizaines de milliers d’étudiants et d’ouvriers qualifiés aillent renforcer l’économie de guerre allemande en privant les forces de l’intérieur d’autant de jeunes combattants.

    Les faux documents étaient indispensables : cartes d’identité, certificats de travail, certificats médicaux, attestations de sursis pour les étudiants, etc. Le C.A.D. devint le plus gros consommateur de ces faux papiers. Championnet lui en fournissait l’essentiel par le service « faux papiers » de Ceux De La Résistance (C.D.L.R.) placé entre les mains d’André Grandin en collaboration avec Jacques Girard et Marcel Malvezin.

    LE RENSEIGNEMENT ET LA LUTTE ARMEE

    L’abbé Borme prit part à l’expédition organisée par Léo Hamon le 25 février 1944 en cachant sous sa soutane les « bananes incendiaires » avec lesquelles furent détruits les fichiers des recensés de la classe 44. Y figuraient les noms de plus de cent mille jeunes gens appelés à travailler en Allemagne…

    Ce ne fut pas la seule action armée qu’engagèrent les membres de Championnet et ceux que l’Association réunissait dans ses locaux. Avec le soutien de tous les résistants de Championnet, Jean Gineston s’impliqua dans des opérations à haut risque : parachutages, transports de matériels, approvisionnements en armes… D’abord responsable du Sabotage du Chemin de Fer (S.C.F.), il entra dans l’Organisation Civile et Militaire de la Jeunesse (O.C.M.J.) et travailla pour les maquis. Traqué par la Gestapo, il dut quitter en hâte son domicile clandestin ; c’est alors qu’un important contingent d’armes et d’explosifs prit le chemin de Championnet. Mises à la disposition du C.A.D., ces armes servirent à la destruction des fichiers du S.T.O. et à de multiples sabotages.

    Outre les opérations militaires, Championnet accueillait très régulièrement des réunions entre les plus hautes instances de la Résistance nationale : le Comité national de la Résistance, le Comité Parisien de la Libération, avec Georges Bidault, Léo Hamon, Alexandre Parodi, François de Menton, Francisque Gay, Pierre-Henri Teitgen, Yves Farges …

    Que les activités de Championnet n’aient jamais été découvertes tient du miracle. Une descente de la Gestapo aurait eu pour la Résistance des conséquences aussi graves que le coup de filet de Caluire et l’arrestation de Jean Moulin.

    LE SALAIRE DE L’ACTION : DE LOURDES PERTES

    Championnet fut un véritable vivier de résistants. La liste est longue de ceux dont les noms devraient figurer ici et qui payèrent leur engagement au prix fort. Quelques combattants de l’intérieur liés à Championnet échappèrent de justesse à l’arrestation, tel André Grandin ; d’autres durent gagner le maquis. D’autres encore, comme Jean Gineston et Louis Martin, furent envoyés en camp de concentration. Jacques Girard et René Laurin n’échappèrent à la déportation qu’en sautant du train qui les y conduisait. D’autres enfin, comme Robert Blanchet, Marcel Carrier et Jacques Froment, furent exécutés.

    Quelques jours avant la Libération de Paris, un dernier rendez-vous à Championnet entre les Jeunes Chrétiens Combattants de l’Ile de France et les Forces Françaises de l’Intérieur de Seine et Oise déboucha tragiquement sur la « fusillade du Bois de Boulogne ». Parmi les quarante-deux victimes, neuf Jeunes Chrétiens Combattants tombèrent sous les balles des S.S.

    Ces actes de courage nous apprennent, comme l’écrivait C. de Gaulle, que « l’Histoire n’enseigne pas le fatalisme. Il y a des heures où la volonté de quelques hommes libres brise le déterminisme et ouvre de nouvelles voies. On a l’Histoire qu’on mérite. »

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    • 1945 - 1975 : VERS DE NOUVEAUX ENGAGEMENTS

    Après la guerre, Championnet consolide son action auprès de « ceux qui campent à la lisière de la société »

    Malgré les blessures de la guerre, sous l’impulsion de l’abbé Borme qui assure la direction de l’œuvre depuis la mort de l’abbé Bernard le 19 octobre 1944, l’Association relance avec succès la plupart de ses traditionnelles activités. Très rapidement, l’abbé Borme s’interroge sur la place de Championnet dans une France qui se modernise. De plus, durant les années 60, les avancées de la médecine permettent d’éradiquer très largement la tuberculose. Que faire, dès lors, des maisons de Bretagne et de Haute-Savoie ?

    Tout conduit Championnet à reconsidérer son action au moment où l’Eglise décide de confier aux laïcs la responsabilité des patronages. Sur décision de l’Archevêché, l’abbé Henri Valois, qui succéda à l’abbé Borme en 1962, sera le dernier prêtre directeur. Présent à Championnet depuis 1945, il assurera la transformation des Etablissements. A partir de 1971, les nouveaux responsables poursuivront sans relâche l’objectif premier de Championnet : l’éducation et l’insertion de « ceux qui campent à la lisière de la société ».

    UN DEFI NOVATEUR : L’EDUCATION SPECIALISEE

    Dès la fin des années 50, l’Association s’engage dans une nouvelle voie : le handicap. Championnet se lance alors dans une aventure audacieuse : accueillir et soigner des déficients intellectuels moyens et légers, leur donner un métier, assurer leur insertion sociale et professionnelle. Une voie qui laisse tout le monde sceptique… A partir de 1965 des réalisations concrètes relèvent ce défi : à Megève, le Chalet Saint-André est reconverti en structure d’accueil pour l’enfance inadaptée. Une première promotion d’apprentis en sort en 1971 pour entrer dans la vie active.

    Cette reconversion réussie confirme le bien-fondé des orientations prises par l’Association en matière d’éducation spécialisée. Au fil des années, les différents préventoriums de Bretagne et de Haute-Savoie sont à leur tour transformés en Instituts Médico-Pédagogiques (I.M.P.) puis en Instituts Médico-Professionnels (I.M.Pro) pour devenir des Instituts Médico-Educatifs (I.M.E.).

    Le travail réalisé par les équipes de Championnet conduit la DDASS de l’Oise à lui confier la reconversion de l’ancien préventorium de Chevrières sur proposition de l’Association Jean Nicole : en 1975, l’I.M.Pro Jean Nicole ouvre officiellement ses portes. Championnet est pleinement engagée dans l’action médico-sociale.

    Soucieuse d’élargir sa mission, l’Association Championnet apporte une réponse éducative à l’hébergement des jeunes gens qui arrivent de province pour tenir un emploi à Paris, elle construit en 1967 dans le 18ème arrondissement un Foyer d’une centaine de lits pour jeunes travailleurs. La proximité dynamique du club sportif lui donne un caractère spécifique.

    A l’issue de tous ces changements, l’Association reformule sa vocation et réactualise sa charte.

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    • 1975 : CHAMPIONNET EN DEVENIR

    Depuis 1975, Championnet développe un concept d’action sociale élargie.

    UN RESEAU D’INSTITUTS MEDICO-PEDAGOGIQUES ET D’INSTITUTS MEDICO-PROFESSIONNELS
    Les Etablissements de Championnet accueillent des jeunes de six à vingt ans, qu’ils soient déficients intellectuels moyens ou légers ou qu’ils souffrent de troubles affectifs. Aujourd’hui, ce sont près de 1 150 jeunes garçons et filles et adultes que l’Association prend en charge.

    Quel que soit l’Etablissement, chaque jeune bénéficie, dans un cadre adapté, d’un suivi thérapeutique et éducatif personnalisé qui lui permet de développer au mieux son potentiel intellectuel, de retrouver un équilibre affectif et d’entrer si possible dans la vie active. Dans ce but, les équipes de Championnet agissent dans deux directions indissociables : la socialisation et la formation.

    La progression se fait au rythme des possibilités de chaque jeune, selon des étapes bien établies. Pour prendre part à la vie collective, il est indispensable que chacun ait, au préalable, pris conscience de ses difficultés. De même, l’acquisition d’un métier passe-t-elle d’abord par la remobilisation des processus d’apprentissage, l’éveil de la curiosité et l’acquisition des connaissances de base. Ensuite, le jeune choisit la formation professionnelle qui lui convient. Placée sous le contrôle technique de l’A.F.P.A., celle-ci dure deux à trois ans. Un diplôme d’Etat la sanctionne.

    Aujourd’hui, Championnet enseigne une dizaine de métiers différents au sein de ses Etablissements.

    UN DISPOSITIF AVANCE D’INSERTION SOCIO-PROFESSIONNELLE

    L’apprentissage d’un métier ne débouche pas automatiquement sur une entrée réussie dans la vie professionnelle. Aussi, chaque Etablissement est-il doté d’un Service d’Insertion : des Educateurs accompagnent le jeune après qu’il ait quitté l’Association et maintiennent un contact régulier avec son environnement familial, professionnel.

    Pour faciliter davantage le passage d’une existence protégée à une vie autonome, Championnet développe un concept d’action sociale élargie. Les Services Educatifs Pédagogiques et Thérapeutiques Championnet (SEPT Championnet) à La Clarté en Bretagne, en est une application directe.

    Dans une recherche de socialisation des jeunes, en synergie avec ses différents Services et en collaboration avec différents acteurs locaux, SEPT Championnet a créé un Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile (SESSAD). Ce dispositif permet à certains enfants de vivre dans leur famille et d’aller en classe en milieu ordinaire tout en bénéficiant d’une aide individuelle et d’un suivi pédagogique individualisé.

    Pour les jeunes adultes, l’Association loue à Quimper des appartements afin d’y organiser des stages de vie sociale. Sous la vigilance d’un Educateur, les jeunes sont placés en situation d’indépendance, ce qui leur permet de prendre de l’assurance tout en leur révélant les progrès qui restent à accomplir. Des stages similaires sont organisés en Haute-Savoie à Sallanches et dans l’Oise à Compiègne.

    Par ailleurs, l’Atelier Protégé de l’Association Championnet (APAC 29) est créé. Situé dans le Finistère, cette entreprise de production de palettes en bois, de restauration et de prestations diverses aux entreprises emploie une trentaine de travailleurs handicapés. Il est clair que Championnet ne peut pas créer des postes de travail pour tous ceux qu’elle accueille. D’où la mise en place du Championnet Action Insertion ( C.A.I.) qui travaille en étroite collaboration avec la Mission locale pour l’emploi de Cornouaille. Coordonnée à l’Association An Treiz, cette structure est ouverte à tous les jeunes qui ont besoin d’aide pour trouver un emploi. De même, sous l’impulsion de l’Association Championnet et depuis 1997, l’Action d’Insertion Professionnelle des jeunes sortant d’I.M.E. et d’I.M.Pro de l’Oise (A.I.P.) a créé une synergie avec l’ensemble des Etablissements du département de l’Oise pour lutter contre les formes d’exclusion.

    VERS L’OUVERTURE A TOUS

    Experte en matière d’éducation spécialisée, Championnet étend progressivement le terrain de ses actions sociales. En 1983, la DDASS de Haute-Savoie charge l’Association de reprendre l’animation et la gestion du Home Fleuri, Institut de Rééducation. Partout l’Association Championnet élargit sa mission à tous les jeunes en difficulté d’insertion sociale, handicapés ou non. Le Home Fleuri ouvre à Bonneville le 1er septembre 2002 un Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile pour des enfants présentant des troubles du caractère et du comportement (SESSAD-TCC). Ce dispositif permet aux enfants de vivre dans leur famille et d’aller en classe en milieu ordinaire tout en bénéficiant d’une aide individuelle et d’un suivi pédagogique individualisé.

    En 1989, les services préfectoraux de l’Etat ont sollicité l’Association pour animer la Permanence d’Accueil, d’Insertion et d’Orientation (P.A.I.O.) des 17ème et 18ème arrondissements de Paris. Championnet accepte et recrute une nouvelle équipe de spécialistes des problèmes de la formation et de l’emploi. Cette action à l’écoute des exclusions replace Championnet en prise directe avec les intuitions créatrices de son fondateur.

    En 1993, la P.A.I.O. qui accueille les jeunes demandeurs d’emploi de 16 à 25 ans devient sur décision conjointe de l’Etat et de la Ville de Paris la première Mission locale pour l’emploi de la capitale.

    Le Centre Pédagogique et Professionnel (C.P.P.) de Quimper voit le jour en 1991. Centre de formation qualifiante par des opérations de bilan, de remobilisation, de remise à niveau et de formation, il mène des actions d’insertion pour de jeunes demandeurs d’emploi de 16 à 25 ans. En avril 2001, une plate-forme de préorientation et d’orientation pour personnes souffrant de troubles mentaux stabilisés est créée en lien avec les hôpitaux psychiatriques de Brest et de Quimper.

    L’inauguration à Sallanches du Centre de Formation aux métiers de l’Hôtellerie (C.F.P.H.) a lieu en 1992. Il accueille des jeunes de l’Aide Sociale à l’Enfance. Le restaurant et le self-service d’application Le Championnet permet à ces jeunes, tout en évoluant en milieu protégé, de se confronter à la réalité professionnelle. Il s’agit d’une étape cruciale avant d’entrer en entreprise. Un dispositif d’internat accueillant une vingtaine de jeunes en formation au C.F.P.H. ou dans d’autres Etablissements a été mis en place à proximité à La Maison Bleue. Un projet de partenariat avec l’A.F.P.A. pour l’accueil de jeunes adultes est en voie de concrétisation.

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    • 2000 : CHAMPIONNET AU 21ème SIECLE

    Dans l’objectif d’une remise aux normes, d’une mise en accessibilité et de l’adaptation des locaux aux besoins des jeunes, l’ITEP du Home Fleuri – grâce aux financements apportés par la CNSA et le CCAH – a été entièrement reconstruit et inauguré en 2009.

    Les locaux du Sessad et de l’accueil des adolescents à Bonneville ont été rénovés dans la foulée en 2010 et 2011.

    Fort de la reconnaissance des compétences de l’Association dans le domaine de l’accueil, de l’éducation, de la formation professionnelle et du suivi des jeunes en grandes difficultés sociales et psychiques, le Conseil Général de Haute-Savoie autorise, fin 2009, la création d’un accueil de Jour Administratif de 6 places, d’un Accueil de Jour Judiciaire de 6 places et d’un Accueil d’Urgence.

    L’Accueil de Jour Administratif « l’Envol » ouvre en 2011 et l’Accueil de Jour Judiciaire en 2012. La mise en place de l’Accueil d’Urgence est reportée faute de crédits disponibles.

    Dans le cadre des partenariats développés, l’Association des Centres des Panoyaux implantée dans le 20ème arrondissement de Paris et l’Association Championnet décident de se rapprocher et de travailler ensemble. La gestion de l’ESAT – Etablissement et Service d’Aide par le Travail - de Ménilmontant (153 travailleurs handicapés) et du CAJ – Centre d’Accueil de Jour - (35 places) est confiée à l’Association Championnet le 1er janvier 2012.

    En accord avec l’ARS de Bretagne, l’accueil des jeunes en internat de l’IME La Clarté, dans le Finistère, est adapté, diversifié et transféré intégralement à Quimper en 2011.

    Après avoir été rénovés, les locaux de la formation professionnelle restent à Kerlaz près de Douarnenez. L’Atelier Espaces Verts ainsi que le restaurant pédagogique ont été inaugurés en mars 2010.

    Les locaux administratifs, thérapeutiques et les classes de l’IME seront transférés, dans de nouveaux locaux construits à Quimper, à partir de 2013. Les locaux disponibles à Kerlaz pourront ainsi permettre le développement de nouveaux projets avec le Conseil Général du Finistère dans le cadre du schéma départemental pour les personnes en situation de handicap.

    A Chevrières, grâce à l’autorisation d’un financement conséquent de l’ARS Picardie, l’association Championnet en lien avec l’association Jean Nicole a pu faire construire une cuisine et rénover la salle à manger en 2010. La mise en accessibilité et la rénovation de l’ensemble des bâtiments ont été effectuées en 2012.

    Compte tenu de la forte demande d’habitat pour les jeunes, l’Association Championnet a obtenu, en 2012, l’agrément du Ministère du logement afin de permettre la rénovation des 106 studios du FJT – Foyer de jeunes Travailleurs – auxquels s’ajouteront 45 nouveaux studios, à Paris dans le 18ème arrondissement.

    La rénovation, la mise aux normes et l’amélioration des locaux de l’IME Saint André à Megève, avec l’implantation de la formation professionnelle et de l’hébergement des jeunes à Sallanches, sont formalisées et autorisées par l’ARS Rhône-Alpes en 2011. Cette réalisation en cours constitue la dernière étape de la rénovation des établissements de l’Association Championnet.

    D’autres projets s’élaborent. Tous fonctionnent sur le principe de l’interaction, du travail en réseau et du développement du partenariat avec des acteurs d’insertion et d’animation de la vie locale. Bien évidemment, Championnet maintient et développe son action sur le quartier des Grandes Carrières en organisant des activités culturelles pour les enfants et les adultes : ateliers de peinture, de théâtre, de jeu d’échecs par exemple. Parallèlement, des séjours de vacances à la mer et la montagne sont proposés aux jeunes parisiens pour les périodes de vacances.

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    • 2011 : CHAMPIONNET EN CHIFFRES

    Au 31 décembre 2011, l’Association Championnet avait pris en charge, sur l’année, avec l’ensemble de ses équipes pluridisciplinaires totalisant 333 salariés, près de 1 200 jeunes et adultes répartis sur 543 places, ce qui a représenté 118 184 journées de fonctionnement et plus de 35 000 heures de formation.

    Le budget de Championnet est en progression régulière et atteint un montant de 22 millions d’euros en 2012.

    Les charges de fonctionnement de l’Association Championnet sont constituées à 70 % par les frais de personnel, les 30 % restant couvrant les autres frais liés à la formation des jeunes.

    Les immobilisations nettes de Championnet s’élèvent à plus de 11 millions d’euros au 31/12/2011.

    Le soutien de tous est nécessaire pour maintenir le patrimoine en bon état de fonctionnement et assurer les évolutions nécessaires.

    Parce que les besoins à satisfaire augmentent sans cesse, parce que l’action sociale nécessite d’importants moyens financiers, l’Association Championnet a besoin de la contribution de tous afin de poursuivre sa mission de solidarité.

    Reconnue d’utilité publique, l’Association Championnet est habilitée à recevoir les dons et legs de personnes physiques ou morales. Ces dons et legs permettent d’obtenir des réductions d’impôts.

    De même, l’Association Championnet est habilitée à percevoir la taxe d’apprentissage qui est affectée au renouvellement de l’outil de formation afin de la maintenir au niveau technologique requis.

    Ces trois sources de revenus : dons, legs, taxe d’apprentissage, sont vitales pour permettre à Championnet de lancer de nouveaux projets.

    Championnet est totalement dans son rôle d’innovation sociale lorsqu’on lui donne les moyens d’anticiper et de tester les nouvelles approches socio-éducatives.

Le Label IDEAS renseigne et sécurise le donateur en établissant le respect de la mise en œuvre par les organisations à but non lucratif, de bonnes pratiques en matière de gouvernance, gestion financière et suivi de l’efficacité.

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